Un message de l'Archévêque: 'Être en communion avec l’Église sur les grandes questions morales'

Être en communion avec l’Église sur les grandes questions morales

La position de l’Église catholique sur les questions qui touchent la vie humaine – de ses débuts jusqu’à la fin – est bien connue et demeure toujours inchangée. Une personne qui adopte un point de vue en contradiction avec l’enseignement de l’Église sur la valeur et la dignité de la vie humaine du moment de la conception au moment de la mort naturelle, et qui persiste dans cette croyance, n’est pas en communion avec les valeurs et les enseignements de l’Église qui, nous le croyons, transmettent fidèlement les enseignements du Christ au monde d’aujourd’hui.

Dans son Exhortation apostolique Evangelii gaudium (La joie de l’Évangile, no. 213), le pape François nous  renseigne sur le lien qui existe entre défense de la vie à naître et la défense de tous les autres droits humains :

« Parmi ces faibles, dont l’Église veut prendre soin avec prédilection, il y a aussi les enfants à naître, qui sont les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier aujourd’hui la dignité humaine afin de pouvoir en faire ce que l’on veut, en leur retirant la vie et en promouvant des législations qui font que personne ne peut l’empêcher. Fréquemment, pour ridiculiser allègrement la défense que l’Église fait des enfants à naître, on fait en sorte de présenter sa position comme quelque chose d’idéologique, d’obscurantiste et de conservateur. Et pourtant cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. Elle est une fin en soi, et jamais un moyen pour résoudre d’autres difficultés. Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment. La seule raison est suffisante pour reconnaître la valeur inviolable de toute vie humaine, mais si nous la regardons aussi à partir de la foi, « toute violation de la dignité personnelle de l’être humain crie vengeance en présence de Dieu et devient une offense au Créateur de l’homme » (Jean-Paul II, Christifideles laici, no. 461).

Une personne ne peut renier les enseignements fondamentaux de l’Église sur les questions qui touchent la vie et être en communion avec ses frères et sœurs dans la foi. Il s’agit là d’une question très importante sur laquelle tout catholique doit prier, réfléchir afin de bien former sa conscience et ouvrir son cœur afin d’accueillir l’Évangile de Jésus Christ dans tout ce qu’il implique.

L’archevêque d’Ottawa

Terrence Prendergast, s.j.

Le 14 mai 2014