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Le patrimoine de la foi - Homélie prononcée par Mgr Prendergast

Messe dans la Forme extraordinaire pour marquer

le 140ième de la construction de l’église Sainte-Anne

et le 45ième anniversaire de la communauté de Messe latine,

Paroisse Saint-Clément d’Ottawa,

Fête patronale de l’Église—le 26 juillet 2013

 

LE PATRIMOINE DE LA FOI

[Textes : Proverbes 31, 10–31 (Graduel : Psaume 44, 8); Matthieu 13, 44–52]

Chers frères et sœurs dans le Seigneur :

Nous célébrons aujourd’hui sainte Anne. Notre histoire sainte nous dit qu’elle était la mère de la Vierge Marie. Elle était donc la grand-maman de Jésus, notre Sauveur.

Ce que nous savons sur sa vie nous vient de récits évangéliques apocryphes. Ils nous disent qu’Anne (une variante d’Anna ou Hannah, ce qui signifie la grâce) et son mari Joachim ne pouvaient pas avoir d’enfant. Ils ont supplié Dieu pour un miracle. Tout comme Dieu a entendu la prière de Sarah et lui envoya un messager angélique (Genèse 18, 10, lu dimanche dernier) avec la promesse d’un enfant et d’une descendance, Il a fait de même pour Anne.

Anne a mis au monde une petite fille qu’elle appela Marie. Anne et Joachim ont élevé Marie dans la foi juive. Ils ont transmis leur amour exceptionnel de Dieu pour leur fille tant désirée. La louange de Dieu et la prière occupaient sans doute un grand espace dans cette vie. Lorsque leur petit-fils est né, Marie et Joseph ont à leur tour élevé Jésus dans l’amour de Dieu.

Ce récit nous enseigne le rôle indispensable de la famille dans l’éducation à la foi des petits. Un enfant dont les parents lui rappellent tous les jours de l’amour de Dieu grandit fort dans la foi.

Dans le livre de Jules Tremblay publié en 1925 qui s’intitulait Sainte-Anne d’Ottawa, nous pouvons lire : « Le 5 décembre 1872, la fondation de la paroisse Sainte-Anne était annoncée. » Mgr Joseph-Eugène-Bruno Guigues hâta l’entreprise de la construction de l’église qui a commencé en avril 1873. Le livre souligne que la coopération entre les Canadiens français et les Irlandais sur ce projet a été exceptionnelle pour l’époque. Dans le Courrier d’Outaouais du 5 mai 1873 a paru un compte rendu de la cérémonie de l’installation de la pierre d’angle de la veille, présidée par Sa Grandeur Mgr Gigues. Dans la pierre angulaire est un document qui porte le nom de l’évêque, du vicaire général et des entrepreneurs. L’événement a attiré une foule immense de fidèles catholiques et plusieurs membres du clergé. Comme c’était la coutume à cette époque, des sermons en français et en anglais ont suivi la prière.

Mgr Édouard Fabre, coadjuteur et futur archevêque de Montréal, a présidé la dédicace de l’église le dimanche 30 novembre 1873. Selon le Courrier d’Outaouais, Son Excellence a prononcé un discours en français et en anglais qui a été fort apprécié par tous. Après la bénédiction, « M. l’abbé Alleau, curé de la nouvelle paroisse, a célébré la messe. » The Citizen a décrit l’église comme-ci : «Le bâtiment est un très beau, construit en pierre et présente un aspect agréable … L’église est richement meublée et peut accueillir 800 personnes. » 140 ans plus tard, nous témoignons que la paroisse Sainte-Anne a réalisé son début prometteur.

Plus tôt, j’ai mentionné l’importance de la famille. La lecture du Livre des Proverbes fait l’éloge de l’épouse diligente. Cette femme ne prend pas seulement soin de son ménage, mais gère également une entreprise florissante. Elle ressemble au fidèle serviteur dont parle Jésus. Il vend tous ses biens pour acheter le champ dans lequel est caché un trésor, qui symbolise le royaume des cieux. Elle est aussi comme le scribe devenu disciple du Ciel et peut tirer de ses possessions d’anciennes et de nouvelles choses de valeur. (Matthieu 13, 44-45, 52). Cela suggère que nous sommes bénis par les Anciennes Alliances et la Nouvelle Alliance, la promesse de la réconciliation avec Dieu par le sacrifice du Christ crucifié.

Le Livre des Proverbes nous dit que les fils de la femme diligente la proclament bienheureuse. Son mari ne manque pas de bons mots pour elle. Si son mari l’apprécie, ce n’est pas simplement pour sa beauté. C’est plutôt en raison de son dévouement envers le Seigneur et le bien-être de sa famille.

La liturgie proclame ce texte en pensant à sainte Anne et plus généralement à la communauté et à l’Église. Elle s’occupe du foyer. Elle acquiert un vignoble-symbole de l’Esprit. Ils prospèrent, pour la gloire de Dieu et pour le bien de ses enfants.

L’œuvre des paroissiens de la paroisse Sainte-Anne a porté beaucoup de bons fruits tout au long de ces 140 années. Le Seigneur a trouvé ici « une femme vertueuse, elle a bien plus de valeur que les perles. » (Pr 31:10) Vos œuvres racontent vos « louanges aux portes de la ville ! » (Proverbes 31,31)

Nous sommes reconnaissants au Seigneur ce soir pour les grâces multiples le long des décennies : les baptêmes, les premières des Communions, les confirmations, les mariages; les âmes guéris dans la Confession; les onctions des malades et funérailles; les vocations au sacerdoce et a la vie consacrées : les hommes et femmes dévoués au service du peuple de Dieu issus des familles de cette communauté de foi.

L’Église reconnaît la valeur de la personne tout entière, y compris sa culture et son éducation. Parmi les nobles réalisations de la paroisse Sainte-Anne était son opposition décidée au Règlement 17 de l’Ontario en 1912. Cette loi injuste cherchait à interdire la langue française dans les écoles catholiques.

Au fil des décennies, la paroisse a nourri l’éducation de ses enfants et a tiré sur de nombreuses excellentes ressources. Je souhaite chaleureusement la bienvenue à plusieurs invités ici aujourd’hui. Nous avons des représentants des communautés religieuses qui ont fort avancé l’éducation francophone dans la paroisse, tels les Sœurs de la Charité, les Oblats de Marie Immaculée et les Frères des écoles chrétiennes. Nous avons aussi des dignitaires locaux et du niveau national de la Société de Saint-Vincent de Paul, des commissions scolaires catholiques et de l’École secondaire De La Salle. Je tiens à vous remercier –vous et vos prédécesseurs–d’avoir tellement aidé à former nos jeunes dans le droit et bon chemin.

Je salue aujourd’hui la communauté de Saint-Clément. Votre dévouement à la messe en latin a enrichi la vie liturgique de l’archidiocèse, depuis votre formation il ya 45 ans par mon prédécesseur, regretté Mgr Joseph-Aurèle Plourde, qui vous a confié à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Enfin, je tiens à souligner l’achèvement de l’affectation temporaire ici du Révérend Philip Creurer et surtout de sa disposition magistrale du transfert de la communauté Saint-Clément de l’avenue Mann à cette belle et historique église de Sainte-Anne. Tout cela, il l’a réalisé, avec l’aide de nombreux collègues de travail, alors qu’il terminait son doctorat en droit canonique à l’Université Saint-Paul. Merci, Père Creurer, et soyez assuré de nos prières pour la soutenance de votre thèse et pour votre prochaine aventure au service du Seigneur.

Comme nous nous réunissons pour célébrer la messe dans sa forme extraordinaire, qui a été l’expérience commune des fidèles dans ces régions depuis près de cent ans, nous nous rendons compte que ce n’est pas l’expérience pour beaucoup d’entre nous aujourd’hui. Nous célébrons généralement ce qui est connu comme la forme ordinaire de la liturgie romaine.

Beaucoup dans l’Église font l’erreur de penser que le rite romain a deux messes différentes et que choisir l’une ou l’autre n’est qu’une question de goût. Au contraire, nous n’avons qu’un seul, saint sacrifice de la messe dans deux usages : les formes ordinaires et extraordinaires. Ces deux formes partagent une essence fondamentale dans le Saint Sacrement. Nous pouvons et devons apprécier la vérité, la bonté et la beauté de chaque forme.

Je supplie le Seigneur, par l’intercession de sainte Anne, protecteur de cette église, de nous préserver pour les années à venir au service de Dieu. Que cette église continue à être un lieu de rassemblement pour ses fidèles pour la plus grande gloire de Dieu et le salut du monde !

Travaux divers en cours

Les traveaux de construction continuent à Sainte-Anne avec des réparations aux soffites de l’abside et les débuts de l’installation de nouvelles toilettes à l’entrée de l’eglise.

La librairie déménagera de l’autre coté de l’entrée pour laisser place à la nouvelle installation.

Priez pour nos vocations

Quatre paroissiens entrent en formation pour la prêtrise et pour la vie religieuse : deux a l’Oratoire de Toronto, un chez la FSSP (Nebraska) et une chez les sœurs bénéctines à Clear Creek, Oklahoma.

Semaine sainte

La vente de déménagement