Archives d’auteur : Erik Deprey FSSP

Indulgence plénière - Pèlerinage à la Cathédrale Notre-Dame

Durant l’Année de la Miséricorde désignée par le Saint Père Pape François, une indulgence plénière, applicable à soi-même ou à une âme au purgatoire, sera disponible à tous les Catholiques qui feront pèlerinage à la cathédrale d’Ottawa. Pour l’obtenir, il faudra se confesser dans l’espace de 8 jours, être en état de grâce et recevoir la communion le jour même, passer par la porte désignée comme ‘Porte de la Miséricorde’, réciter le Credo (‘Je crois en Dieu’), puis réciter un Notre Père pour les intentions du Pape.   Profitez-en en faisant pèlerinage à notre Cathédrale, une des plus belles au Canada !

Repas-Partage Paroissial ce dimanche!

Venez célébrer la Fête Dieu ainsi que le grand jour de la première communion de nos jeunes au gymnase du Patro D’Ottawa, 40 rue Cobourg, après la messe de 10h30 (nous commencerons le repas à après la procession Fête-Dieu). Apportez un repas pour le partager avec vos paroissiens au gymnase du Patro !   Bénévoles appréciés.  Inscrivez-vous à l’entrée de l’église.

Potluck 2  Corpus.png  St. Clement Statue

Message important de l'Archevêque sur l'euthanasie et le suicide assisté; neuvaine demandée

Neuvaine à Saint-Joseph (demandée par l’archevêque; à réciter du 10 au 18 mars)
O glorieux saint Joseph, vous dont la puissance sait rendre possibles les choses impossibles, venez à notre aide dans l’embarras et la détresse où nous nous trouvons; prenez sous votre protection les affaires importantes et difficiles que nous vous recommandons afin qu’elles aient une heureuse issue.
(Exprimez votre demande à saint Joseph)
O notre bien-aimé Père, toute notre confiance est en vous; qu’il ne soit pas dit que nous vous ayons invoqué en vain; et, puisque vous pouvez tout auprès de Jésus et de Marie, montrez que votre bonté égale votre pouvoir. Amen.

St Joseph, priez pour nous !

Message important de l’archevêque d’Ottawa:

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Le 6 février 2015, la Cour suprême du Canada a redéfini l’éthique médicale en suspendant l’interdiction du Code criminel du Canada pour le suicide assisté. Cette décision provoque de l’inquiétude parce que les autorités pourraient interpréter le langage subjectif de la décision de la Cour et autoriser l’euthanasie, avec peu ou pas de contraintes. Le résultat ? La société abandonnerait les personnes à leur stade le plus vulnérable, plutôt que de leur fournir des soins médicaux pour alléger leurs souffrances et leurs besoins. C’est précisément la façon dont la Commission parlementaire, qui a récemment publié ses recommandations le 25 février, a vu la décision de la Cour suprême.

Non seulement dans une perspective catholique mais dans n’importe quel point de vue rationnel, l’acte intentionnel et délibéré, de se tuer soi-même ou de tuer un autre être humain est clairement immoral. Comment une société juste peut-elle approuvée que l’État puisse permettre à nos médecins d’enlever la vie ? Lorsque toute vie est vulnérable et peut être prise à volonté, la dignité de la vie a sérieusement dégradée. Le respect de toute vie humaine dans notre société est fortement compromis.

Les défenseurs de l’euthanasie et du suicide assisté soulèvent souvent la question de la gestion de la douleur grave ou chronique. Ils proposent de mettre fin à la vie du patient comme le meilleur « traitement médical ». Beaucoup de gens en effet, ont peur de la douleur physique, mais l’Église enseigne que les patients en phase terminale de la maladie peuvent recevoir du soulagement pour la douleur si nécessaire, même si, indirectement, cela pourrait raccourcir leur vie. Le principe en cause ici est simple et clair : le but du médicament vise à soulager la douleur du patient, et non pas à accélérer sa mort.

Le «Catéchisme de l’Église Catholique » nous enseigne explicitement, “que quel qu’en soit les motifs ou les moyens, l’euthanasie direct qui consiste à mettre fin à la vie des personnes handicapées, malades ou mourante est moralement inacceptable”(n ° 2277). Le droit à la vie n’est pas une question pour les chrétiens seulement. C’est un droit humain pour tous. De coopérer formellement dans le meurtre de personnes handicapées, fragiles, malades, ou souffrante, même si motivé par une compassion déplacée, exige que l’on ait fait le jugement préalable que cette vie n’a pas de valeur et qu’elle n’est pas digne d’être vécue. Mais toute vie humaine a une valeur. La loi devrait protéger toute vie. Personne ne perd le droit à la vie en raison de maladie ou d’invalidité.

L’Église catholique ne préconise pas de prolonger la vie à tout prix. Plutôt, l’Église est guidée par le principe de la qualité de vie qui tient compte de la personne tout entière et non pas simplement de garder le corps en vie par n’importe quel moyen. En tant que chrétiens catholiques rationnels, avant d’accepter un traitement pour prolonger la vie ou non, nous nous posons cette question: Y a-t-il un espoir raisonnable de soulagement sans douleur excessive ou autre problème grave?

En tant que votre évêque et votre frère en Jésus-Christ, je vous exhorte à jeûner et à prier pour que nos parlementaires tiennent compte de nos préoccupations. S’il vous plaît prenez part à une neuvaine à Saint Joseph, entre le 10 et le 18 mars. Prions pour que nos législateurs aux niveaux nationaux et provinciaux, protègent la vie, particulièrement celle des personnes les plus vulnérables et qu’ils respectent le droit des professionnels de la santé de refuser de prendre part au suicide assisté.

Que pouvez-vous faire d’autre? Présentez ces préoccupations à votre député et aux membres du Parlement Provincial. Vous pouvez aussi commencer un groupe ou vous joindre à un groupe pro-vie dans votre paroisse pour prendre en charge la résistance à la culture de mort et nourrir la culture de la vie au Canada. Parler à vos amis et collègues de travail de la menace grave à la dignité humaine et à la vie que l’euthanasie et le suicide assisté représentent pour nos voisins les plus vulnérables. Expliquez à vos enfants, à vos petits-enfants, à vos amis et vos associés de l’importance de respecter la vie humaine de sa conception dans l’utérus jusqu’à sa mort naturelle.

Je vous encourage à être un agent de la miséricorde dans cette année jubilaire de la miséricorde – “nourrir les affamés, donner à boire à l’assoiffé, vêtir les nus, accueillir l’étranger, réconforter les malades, visiter les prisonniers et enterrer les morts. » Les catholiques, comme tous les autres citoyens, ont le droit et le devoir de participer à la vie politique de notre démocratie. Nous devons agir pour faire respecter la dignité de toute vie humaine.

Prenez courage. N’ayons pas peur de se mettre debout pour la valeur et la dignité de la vie. Les Chrétiens catholiques ont un rôle particulier à jouer pour s’opposer à cette culture de la mort. J’invite tous les catholiques à être de fervents défenseurs et promoteurs de l’Évangile de la vie. Faites entendre votre voix.

L’archevêque d’Ottawa
✠Terrence Prendergast, s.j.

Tirage au sort – Restauration de la chaire

Pour ramasser des fonds pour notre projet de restauration de la chaire. 1e prix: Banc de pin fabriqué à la main, avec coffre sous le siège. Idéal pour vos écharpes, mitaines, souliers, ou pour organiser quoi que ce soit. 2e prix: Panier surprise rempli d’objets divers, y compris la DVD “Song of Bernadette” et des épices organiques de Epicure. Pour faire parti du tirage remplissez votre nom, etc sur une enveloppe jaune (restauration) et écrivez “Tirage” dessus.   10$ (pour un billet) ou 3 billets pour 20$.  Le tirage aura lieu le dimanche de Pâques.  Merci pour votre soutien à ce projet!

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Funérailles pour M. Bernard Pothier le 25 février, 11h00

(Veuillez prendre note que la messe de 12h00 est annulée en raison des funérailles;  prions pour le repos de son âme et pour sa famille douloureusement affectée)

POTHIER, Bernard Alexander

b. Inverness, NS August 17, 1936,

d. Ottawa, ON February 21, 2016.

The son of Louis Pothier and Margaret Chisholm Pothier. Survived by Jean Dolorosa MacIsaac, his wife of more than 50 years; his four children, Chisholm, Julian, Helena-Maria and Natasha; his sons-in-law Christian and Philippe; and ten grandchildren: Jack, Hailey, Crispin, Philippa, Isabel, Mariel, Marc, Margaret, Olivia and Isaac. Also survived by his sisters Norine, Alexandra (Archie), Louise and Clare and his in-laws Bernie and Sr. Linda, He served many years as a historical researcher and curator, chiefly in the federal government service, and devoted his retirement years to contemporary Catholic studies and parish apostolates. Special thanks to extended family, parish priests, parishioners, family friends and devoted caregivers for their attention these last several months. Friends may pay their respects to the family at Whelan Funeral Home, 515 Cooper St. (between Bay & Lyon) on Wednesday, February 24 from 1:00 to 4:00 and 7:00 to 9:00 p.m. Recitation of the Rosary to take place at 3 p.m. Mass and prayer offerings or donations to St. Clement Parish gratefully accepted in lieu of flowers. Latin Requiem Mass at St Clement Parish, 528 Old St Patrick St., Lower Town on Thursday, February 25, 2016 at 11 a.m. followed by burial at Hope Cemetery.
Arrangements entrusted to the Whelan Funeral Home
tel. 613-233-1488

Pèlerinage de Chartres avec l'abbé Antony Sumich, FSSP

M. John Paul Sonnen de Orbis Catholicus Travel à Vancouver organise un pèlerinage à Chartres avec M. l’abbé Antony Sumich, FSSP, prêtre de la FSSP à Calgary, Alberta.   Le pèlerinage comprend le sacrifice d’une marche de trois jours de Notre-Dame de Paris à Chartres.

Enregistrez-vous avant le premier mars.   Le pèlerinage comprendra Paris, Chartres, Munich, Salzburg et Vienna.

Pour de plus amples renseignements veuillez ouvrir le lien ci-dessous:

Chartres Tour 2016 with Fr. Sumich FSSP

Année de la miséricorde

Un message de Monseigneur Terrence Prendergast, S.J., Archevêque d’Ottawa:

En Jésus nous contemplons le mystère de la miséricorde du Père :
Lettre pastorale pour l’Année de la Miséricorde 2015-2016

Chers frères et sœurs dans le Christ,

‘Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père’. C’est par ces mots que débute la lettre du pape François dans laquelle il nous invite à participer pleinement dans le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. Cette Année sainte s’ouvrira en la solennité de l’Immaculée Conception le 8 décembre prochain et se terminera le 20 novembre 2016, en la solennité du Christ, Roi de l’Univers.

‘La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché’ nous dit le Saint-Père dans la bulle Misericordiae Vultus (Le Visage de la Miséricorde) par laquelle il a institué l’Année de la Miséricorde.

Durant cette Année sainte, le Pape nous demande deux choses : célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu dans le sacrement de Réconciliation par une confession personnelle bien préparée et s’engager à accomplir des œuvres de miséricorde.

Comment ces deux éléments sont-ils inter-reliés ? Il est important de faire l’expérience de l’amour miséricordieux de Dieu dans le sacrement de Réconciliation qui apporte guérison, paix et joie. En faisant nous-mêmes l’expérience de la tendresse du pardon de Dieu, nous serons amenés à vouloir partager ce cadeau avec les autres, avec ceux et celles qui connaissent des difficultés matérielles ou spirituelles.

J’invite tous les catholiques à célébrer le sacrement de Réconciliation – à aller se confesser – au moins une fois durant cette Année de la Miséricorde. Comme le pape François nous le rappelle souvent, parfois, nous nous lassons de lui demander pardon, mais Dieu ne se lasse jamais de pardonner.

Remplis de gratitude pour le pardon que Dieu nous accorde, soyons miséricordieux à notre tour envers ceux et celles qui sont dans le besoin. J’invite donc tous les catholiques de l’archidiocèse d’Ottawa qui le peuvent, à accomplir au cours de ce Jubilé extraordinaire, au moins une œuvre de miséricorde corporelle et une œuvre de miséricorde spirituelle.

Les œuvres de miséricorde corporelles sont bien connues : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Le Christ nous appelle à le reconnaître dans toute personne qui est dans le besoin : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait” (Matthieu 25, 40).
Les œuvres de miséricorde spirituelles sont peut-être un peu moins connues mais elles demeurent très importantes car elles permettent d’insuffler une vitalité nouvelle dans nos communautés de foi : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes que nous trouvons ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts. Accomplir les trois premières requiert autorité ou compétence et beaucoup de tact; les quatre autres sont autant de façons de témoigner chaque jour de notre vie de disciples de Jésus.

Le pape François accorde à chaque diocèse le privilège d’ouvrir une Porte de la Miséricorde dans sa cathédrale. Traditionnellement, ces Portes saintes sont signes du désir profond de conversion et de volonté de solliciter la miséricorde de Dieu qui nous habitent. Il y a sept Portes saintes en permanence dans le monde, dont une à la basilique Notre-Dame à Québec. Ces portes, habituellement scellées de l’intérieur, sont ouvertes durant les Années jubilaires afin de permettre aux pèlerins qui se rendent à une ou l’autre d’entre elles dans une démarche spirituelle, de passer par cette Porte et d’obtenir ainsi les indulgences jubilaires.

Le 8 décembre, le pape François inaugurera l’Année de la Miséricorde en ouvrant la Porte sainte à la basilique Saint-Pierre. Le dimanche suivant, le 13 décembre, des églises ouvriront des Portes de la Miséricorde à travers le monde.

Dans l’archidiocèse d’Ottawa, nous bénirons notre Porte de la Miséricorde à la cathédrale Notre-Dame le 8 décembre lors de la Célébration eucharistique de 19h30 et nous procéderons à son ouverture au début de la messe de 9h le dimanche 13 décembre.

Les pèlerins sont invités à venir passer par la Porte de la Miséricorde au moins une fois durant cette Année de la Miséricorde, en pensant non seulement au pardon que Dieu nous offre à chacun, chacune, d’entre nous mais aussi à ce que nous pouvons faire pour semer le bien autour de nous.

Après être passés par la Porte de la Miséricorde, les pèlerins sont invités à compléter leur pèlerinage en célébrant le sacrement de Réconciliation et en recevant la sainte Eucharistie, en faisant profession de foi par la récitation du Credo et en priant pour les intentions du Pape. Ils pourront faire cela afin d’obtenir des indulgences pour eux-mêmes ou pour une personne défunte. Il est possible de se renseigner davantage sur la richesse spirituelle des indulgences en s’informant auprès des paroisses ou en consultant le site web de l’archidiocèse (catholiqueottawa.ca).

J’espère que de nombreux catholiques, y compris ceux et celles qui se sont éloignées de l’Église, se rendront à la cathédrale en pèlerinage et passeront par la Porte de la Miséricorde, soit seul ou avec d’autres paroissiens, paroissiennes, ou encore avec des membres des diverses associations ou groupes paroissiaux (Groupes de prières, Cursillo, Chevaliers de Colomb, Filles d’Isabelle, etc.).

Que notre pensée se tourne vers Marie. Demandons-lui de faire en sorte que tous puissent redécouvrir la joie de la tendresse de Dieu et que, forts de ce pardon reçu, nous puissions, à notre tour, transmettre la miséricorde de Dieu aux autres en faisant le bien tout autour de nous en cette Année de la Miséricorde.

L’archevêque d’Ottawa,

✠ Terrence Prendergast, S.J.

Fête de sainte Anne 2015

Ordinations sacerdotales à St-Hyacinthe, Québec.

Evénement historique pour la FSSP au Québec : le 13 juin ont été ordonnés prêtres les abbés Jacques Breton et Alexandre Marchand, dans la chapelle du séminaire de la ville de St-Hyacinthe, des mains de Mgr Terrence Prendergast sj, archevêque d’Ottawa.

Les deux nouveaux prêtres ont été formés à Wigratzbad. L’abbé Hubert Bizard, notre vice-recteur, faisait office de cérémoniaire, assisté par des séminaristes venus spécialement de notre séminaire américain de Denton.

Le diacre était l’abbé Laurent Demets, responsable de notre apostolat de Québec, et le sous-diacre l’abbé Juan Tomas, de notre maison de Montréal. Le prêtre-assistant était l’abbé Deprey, supérieur de notre maison d’Ottawa.

On voit ainsi que le Canada fait bon accueil à la FSSP, qui s’y développe lentement mais sûrement ! L’an prochain 7 Canadiens seront en formation à Denton, et un Québecois devrait commencer ses études à Wigratzbad.

Pour l’homélie de Monseigneur Prendergast, veuillez consulter son site blog:

Ordinations St-Hyacinte

Plus d’informations sur notre apostolat au Canada : fssp.ca

M. l’abbé Breton
M. l’abbé Marchand
Les autres ordinations à venir cette année :
– 27 juin : ordinations de six prêtres à Lindenberg en Allemagne.
– 4 juillet : ordination d’un prêtre à Linz en Autriche.

Fête du Précieux Sang: le mercredi 1e juillet, 10h00. Messe solennelle

Cette fête populaire dépasse le Vendredi-Saint, le jour de la mort du Seigneur, les fêtes de la Croix et la fête du Sacré-Cœur ; elle met devant nos yeux la valeur immense du divin sang rédempteur. Tout le mois de juillet est consacré au « Précieux Sang » (c’est intentionnellement que cette fête a été placée le premier jour du mois).

“The Precious Blood which we worship is the Blood which the Savior shed for us on Calvary and reassured at His glorious Resurrection; it is the Blood which courses through the veins of His risen, glorified, living body at the right hand of God the Father in heaven; it is the Blood made present on our altars by the words of Consecration; it is the Blood which merited sanctifying grace for us and through it washes and beautifies our soul and inaugurates the beginning of eternal life in it.”

Fête de la nativité de Saint Jean Baptiste: le mercredi 24 juin, 19h00



Cette fête est un morceau d'Avent dans le temps de la Pentecôte et nous montre comment peuvent se compléter les mystères du salut dans l'année liturgique. Nous sommes presque au milieu de l'année liturgique et déjà se dessine l'année nouvelle, tel le bouton qui, sous la feuille, annonce en plein été le printemps prochain

Sess

2. La messe (De ventre). — La messe est entièrement dominée par la pensée de la vocation du Précurseur. Dès l'Introït, il se présente lui-même devant nous et parle de sa sanctification dans le sein maternel. La liturgie appliquée au Précurseur les textes dans lesquels il est question de la vocation des Prophètes Isaïe et Jérémie. La leçon du bréviaire, au premier nocturne, est empruntée à la vision dans laquelle Jérémie reçoit sa vocation. Par contre, la leçon de la messe (comme d'ailleurs l'Introït) est empruntée à Isaïe. Dans les deux cas la même pensée est exprimée : le Baptiste a été, dès avant sa naissance, établi par Dieu prédicateur de pénitence et précurseur.

Le Graduel est l'écho de la leçon et emprunté comme elle à l'Ancien Testament. Quant au verset de l'Alléluia, qui est le prélude de l'Évangile, il est tiré aussi de l'Évangile : Jean est envoyé devant le Seigneur pour lui préparer les voies.

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Au Saint-Sacrifice apparaît le divin « oriens ex alto » avec son Précurseur dans son escorte. A la sainte Communion, chacun de nous est un « Propheta Altissimi », un prophète du Très-Haut, appelé, toute la journée, à paraître devant la « face du Seigneur » pour lui préparer ses voies.

Sess

Examinons le Graduel. Le deuxième verset se termine ainsi : « Et il me dit ». La liturgie n'achève jamais ainsi. Il en résulte que le Graduel suppose l'antique manière de chanter. C'était alors le beau répons dramatique :
– La Schola (Dieu) : Avant de te tonner dans le sein maternel, je te connaissais.
– Le peuple (répétant en écho) : Avant de te tonner dans le sein maternel, je te connaissais.
– La Schola : (Jean) Le Seigneur a envoyé sa main ; il a touché ma bouche et il m'a dit :
– Le peuple (Dieu) : Avant de te tonner dans le sein maternel, je te connaissais.

Considérons aussi la gradation des sentiments de l'Église dans cette fête : lætitiam, honorabilem, gratiam gaudiorum, cumulamus. L'Église veut éveiller en nous la joie de la fête, la joie du sacrifice. — Encore une remarque : la messe commence par « je » (l'Introït aime ce « je », car chacun de nous, au commencement de la messe, offre son « moi » en sacrifice). Ce « je » devient peu à peu « nous » ; vers la fin, à la communion, le « nous » est remplacé par le « tu ». Maintenant la grâce coule dans chaque cœur particulier.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l'année liturgique