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La communion spirituelle et les fruits de la messe, par l'abbé William Rock, FSSP

En ces temps difficiles, vous devez savoir que Dieu et son Eglise ne vous ont pas abandonné. Même avec la suspension des messes publiques et des services de communion, il existe encore de nombreuses sources de grâce qui s’offrent à vous. J’aimerais en aborder deux ici : les Communions spirituelles et les fruits en général de la Messe.

Selon les enseignements du Catéchisme du Concile de Trente(1), également connu sous le nom du Catéchisme romain, il y a trois façons de recevoir la Communion : (1) par voie sacramentelle uniquement ; (2) par voie sacramentelle et spirituelle ; et (3) par voie spirituelle uniquement.

On dit que ceux qui reçoivent la Communion en état de péché mortel reçoivent la Communion uniquement de façon sacramentelle. En effet, s’ils reçoivent réellement le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité du Christ sous les apparences du pain et du vin, ils ne reçoivent aucun bénéfice spirituel. Au contraire, ils encourent un péché supplémentaire.

Ceux qui reçoivent la communion sacramentelle et spirituelle reçoivent le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité du Christ sous les apparences du pain et du vin et reçoivent des bienfaits spirituels.

Ceux qui reçoivent la Communion uniquement spirituellement reçoivent les bénéfices spirituels de la Communion sans recevoir le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité du Christ sous les apparences du pain et du vin.

Le Catéchisme poursuit en expliquant que ceux qui ne reçoivent que spirituellement “sont ceux qui, enflammés d’une foi vive qui agit par la charité (Gal. 5:6), participent à ce pain céleste, le veulent et le désirent”. Il y a plusieurs choses à noter dans ce passage.

La première est que pour recevoir uniquement spirituellement, il faut être en état de grâce, car la vertu théologique de la charité et la grâce sanctifiante existent toujours ensemble. Donc, il faut avoir la Grâce sanctifiante, ou être en état de grâce, pour faire une Communion spirituelle. Si vous n’êtes pas en état de grâce, recevez l’absolution sacramentelle dès que vous le pouvez (et priez les Actes de Contrition entre-temps). Note de l’éditeur : même en l’absence de Messes publiques, de nombreuses paroisses continuent d’offrir des Confessions. Vérifiez auprès de votre paroisse pour plus de détails.

Ensuite, il est important de noter qu’une Communion Spirituelle doit inclure un souhait et un désir de recevoir de façon sacrementelle et spirituelle, même si une telle réception n’est pas possible pour le moment. Il suffirait donc, lorsque vous commencez à faire une Communion Spirituelle, de prier, “Seigneur, je souhaite Vous recevoir dans une Communion sacramentelle et fructueuse, mais, comme je ne peux pas le faire en ce moment, je souhaite Vous recevoir spirituellement”, et ensuite de continuer à prier comme vous le feriez lorsque vous recevez Sacramentellement et Spirituellement. Il y a des prières qui sont recommandées par l’Église pour faire une Communion Spirituelle (Note de l’éditeur : la version de St Alphonse de Liguori est incluse à la fin). Elles ne doivent pas nécessairement être utilisées, et on peut en tirer des phrases et des idées, en fonction de ses propres dispositions, pour préparer les siennes.

Les communions spirituelles peuvent être faites à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, et autant de fois que l’on veut. Il n’est pas nécessaire d’être dans une église, devant le Tabernacle, ni même devant une image sainte. Les Communions spirituelles peuvent être faites n’importe où, bien qu’il soit évident qu’il serait inopportun de les faire dans des endroits peu propices à la vertu.

La communion spirituelle nous offre de nombreuses grâces, même si nous ne pouvons pas recevoir Notre Seigneur sacramentellement (Fête-Dieu, FSSP Dallas)

Nous ne devrions pas nous inquiéter que notre sanctification soit d’une certaine manière entravée par le fait de recevoir uniquement spirituellement et non pas sacramentellement et spirituellement pendant cette période. Comme l’indique le Catéchisme, ceux qui reçoivent seulement spirituellement “reçoivent, sinon la totalité [du bénéfice spirituel d’une communion sacramentelle et spirituelle], du moins de très grands fruits”. Ainsi, les grâces reçues lors de communions uniquement spirituelles peuvent être aussi grandes que les grâces reçues lors d’une communion sacramentelle et spirituelle.

Mais, pour recevoir autant de grâces et de fruits d’une Communion Spirituelle que possible, ou même d’une Communion Sacramentelle et Spirituelle, il faut être correctement disposé. Plus on est bien disposé, plus on est capable de recevoir de grâces. Pour être bien disposé, il faut faire des prières préparatoires avant de recevoir la Communion Sacramentelle et Spirituelle. Ces prières peuvent être trouvées dans les missels et ailleurs, ou on peut prier avec ses propres mots. La durée de ces prières dépendra des autres devoirs que l’on doit remplir. C’est pourquoi il est important d’arriver à temps avant le début de la Messe afin de pouvoir prier ces prières, si l’on prévoit de les recevoir (souvenez-vous qu’il n’est nécessaire de recevoir la Communion sacramentelle qu’une fois par an, du premier dimanche du Carême au dimanche de la Trinité). On peut également prier ces prières à la maison avant de partir pour l’église si cela s’avère difficile de les faire à l’église. Pour qu’une communion spirituelle soit fructueuse, il faut se disposer de la même manière, en ajustant les textes des prières selon les besoins.  Les préparatifs avant de recevoir une aide sacramentelle et spirituelle ou spirituelle seulement doivent comprendre une forme d’acte de contrition.

Nous savons, cependant, que nous n’assistons pas à la messe seulement pour recevoir la communion. Lorsque nous assistons à la Messe, nous rendons à Dieu le culte qui lui est dû en tant que notre Créateur et notre Rédempteur en lui offrant de manière non sanglante le sacrifice sanglant du Christ sur la Croix. La double consécration du pain et du vin rend le Sacrifice de la Croix sacramentellement présent. Comme le Sacrifice du Christ est présent, les fruits de ce Sacrifice sont mis à la disposition des fidèles. Ces fruits sont classés en quatre groupes : (1) les fruits ministériels, (2) les fruits très spéciaux, (3) les fruits spéciaux et (4) les fruits généraux.

Les fruits ministériels sont les fruits qui sont offerts à ceux au nom desquels le prêtre célèbre la messe. L’intention indiquée dans le feuillet paroissial, par exemple, serait le destinataire de ces fruits (si l’intention est celle qui peut les recevoir).

Les fruits très spéciaux sont ceux qui sont offerts au prêtre célébrant lui-même. Puisqu’il offre le Sacrifice de la Messe in persona Christi pour les autres et pour lui-même, ces fruits sont mis à sa disposition.

Les fruits spéciaux sont destinés à ceux qui
participent ou contribuent à la messe (Jeudi
Saint, FSSP Minneapolis)

Les fruits spéciaux sont ceux qui sont offerts à ceux qui coopèrent à l’offrande du sacrifice de la messe par un acte extérieur (en dehors du prêtre). Cette coopération comprend la présence physique à la Messe, mais aussi une contribution matérielle à la célébration de la Messe. Ceux qui ont fait le don de fleurs, de bougies, d’ornements, de vases liturgiques et d’autres objets utilisés lors d’une messe – y compris le bâtiment de l’église lui-même – se voient attribuer des fruits spéciaux de cette messe. La quantité de fruits atttribuer à chacun est proportionnelle “à leur degré de coopération”(2) avec le Sacrifice. Ainsi, le servant d’autel dans le sanctuaire se verra attribuer plus de fruits spéciaux que ceux qui seront attribués aux personnes dans les bancs.

Notez cependant qu’il y a une différence entre les fruits attribués et les fruits reçus. La proportion de fruits reçue dépend de la disposition de chacun. Ainsi, alors que le servant d’autel peut se voir attribué plus de fruits, il peut en recevoir moins que certains dans les bancs car ceux-ci, bien qu’ayant moins de fruits attribués, étaient mieux disposés et ont donc en recoivent plus que le servant. C’est pourquoi, encore une fois, les prières de préparation avant la Messe sont si importantes, non seulement pour la réception de la Communion, mais aussi pour recevoir les fruits qui seront mis à disposition et pour offrir dignement le Sacrifice de la Messe par les mains du Prêtre.

Assurez-vous de vous procurer les fruits généraux produits par toutes
les Messes (FSSP Philadelphie

Enfin, il y a les fruits généraux. Ces fruits sont offerts à tous les membres de l’Église, et même à ceux qui sont en dehors de l’Église pour leur conversion. Pour obtenir ces fruits, encore une fois, il faut être bien disposé. C’est pourquoi les prières du matin et les offrandes du matin sont si importantes et pourquoi il faut inclure dans ses prières du matin des mots tels que “Seigneur, au cours de cette journée, accordez-moi toutes les indulgences dont je peux remplir les conditions et tous les fruits disponibles qui découlent de toutes les messes dites dans le monde aujourd’hui”. Comme les messes continueront à être offertes en privé pendant ce temps, vous devriez vous servir de ces fruits généraux qui sont produits. De plus, si vous pensez pouvoir bénéficier des fruits spéciaux en raison des contributions que vous avez pu apporter, n’oubliez pas de demander ces fruits également.

Nous espérons que vous serez en mesure de constater que les pratiques expliquées ci-dessus ne doivent pas être utilisées uniquement pendant cette période malheureuse. Elles doivent être intégrées dans la vie spirituelle de chaque chrétien afin que chacun puisse puiser dans toutes les sources abondantes de grâce qui lui sont accessibles. +

Communion spirituelle de Saint Alphonse de Liguori :

Mon Jésus, je crois que Vous êtes présent dans le très Saint Sacrement. Je Vous aime par-dessus tout et je désire Vous recevoir dans mon âme. Puisque je ne peux pas Vous recevoir maintenant sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur. Je Vous embrasse comme si Vous étiez déjà là, et je m’unis entièrement à Vous. Ne permettez jamais que je sois séparé de Vous. Je Vous embrasse comme si Vous étiez déjà là, et je m’unis à Vous entièrement. 
Ainsi soit-il.

(1) Deuxième partie : Les sacrements – L’Eucharistie
(2) O’Connell, The Celebration of the Mass (1964), p. 39, n. 6.

Ne gaspillons pas ces derniers jours de carême, (par l'abbé Deprey)


Cette semaine, j'ai lu quelques commentaires d'un prêtre que j'admire beaucoup, l'abbé George Rutler, qui est le curé de l'église Saint-Michel Archange à New York, où, en ce moment, il y a beaucoup de gens à l'hôpital, tellement que la marine américaine a envoyé un hôpital naval appelé le Confort pour aider dans le soin des malades. Ce navire était venu au secours des victimes lors de la catastrophe du 11 septembre et l'abbé Rutler s'en est bien souvenu car sa paroisse était proche de l'épicentre du désastre.

Et alors que l'abbé Rutler regardait par la fenêtre de son presbytère cet hôpital naval qui passait par là, avec les souvenirs du 11 septembre qui lui revenait en mémoire, il réfléchissait à la situation extraordinaire actuelle de la fermeture des églises pour des raisons de santé publique pendant la pandémie actuelle du virus, et a écrit ceci :

« Avec un grand choc ce Carême, des mortifications ont été imposées par des circonstances hors de notre contrôle, des circonstances pas choisies par l'exercice du libre arbitre. Maintenant, la Passion sera plus puissante, car les portes du Temple sont fermées ».

Au cours de la première semaine sainte, « sur le Mont des Oliviers, trois des apôtres ont connu un sommeil dépressif, hanté par une confusion angoissante ». Et puis, après que Notre Seigneur ait été trahi et emporté, puis crucifié et enterré, tous les « saints apôtres se sont crus privés de Celui qu'ils espéraient être le Messie ».

Autrement dit, à l’époque, le peuple de Dieu se sentait abandonné.

Il a poursuivi sa réflexion en disant :

« À chaque génération, des circonstances variées ont donné l'impression d'être abandonné par Celui qui avait promis d'être toujours avec nous. »

Et puis l'abbé Rutler a terminé sa réflexion en citant Blaise Pascal qui l'avait dit. « Jésus sera en agonie jusqu'à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps‑là.».

J'ai trouvé cette dernière citation de Blaise Pascale particulièrement frappante.  Nous ne devrions pas dormir pendant tout ce temps. 

L'abbé Rutler ne parlait pas, dans sa réflexion, du sommeil physique, mais plutôt de la fadeur d'esprit qui s'installe si souvent lorsque nos priorités ne sont pas au bon endroit.

Et comme je l'ai dit aux fidèles qui sont venus ici pour se confesser au cours des deux dernières semaines, nous devons regarder cette période difficile d'une manière surnaturelle.

Dieu le permet.

Nous ne pouvons pas faire grand-chose à ce sujet. Nous devons donc surnaturaliser ces circonstances et en tirer profit pour notre bien spirituel.

Souvenez-vous que le Carême est une préparation, où nous fixons notre regard vers la mort du Christ et à sa résurrection.

Mais toute notre vie est dans un sens une sorte de Carême. Car il y aura aussi une mort, et après cette mort, si nous sommes unis au Christ, nous pouvons espérer une résurrection.

Nous devrions donc considérer toute notre vie comme une préparation, tout comme le Carême est une préparation.

L'abbé Rutler dit que « nous ne devrions pas dormir pendant tout ce temps ».  Autrement dit, nous devons être vigilants. Nous devons faire attention. Nous devons être prudents. Nos sens ne devraient pas être émoussés par rapport à notre premier devoir de prière et de pénitence ce carême.

Nous ne devrions pas passer des heures de notre journée sur l'Internet, à chercher les dernières réponses à nos questions, à rechercher constamment les derniers titres dans l'actualité, les dernières controverses, les derniers complots.

Mes chers paroissiens, les réponses à vos questions et aux miennes se trouvent en Jésus-Christ, elles ne se trouvent pas sur l'internet !

Sess

Envoyer un courriel à l'abbé Deprey à deux heures du matin n'est pas bon signe !

Le World Wide Web est bien décrit – parce que c'est une toile, et sur chaque toile il ya une araignée, qui essaie de vous attraper et de vous sucer la vie.

Vous devez prendre soin de votre vie spirituelle !

Que faites-vous de votre journée ? Que faites-vous réellement du temps précieux que Dieu vous a donné, plus de temps que vous auriez pu imaginer, pour vous préparer à cette grande fête de Pâques ? Il me semble que la plupart d'entre nous en ce moment ont beaucoup plus de temps.

Saint Paul dit dans sa lettre aux Romains :

« C'est l'heure de nous réveiller enfin du sommeil ; car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons embrassé la foi. La nuit est avancée, et le jour approche. » (Rm 13, 11-12)

Dans la confusion et la panique périodique de nos circonstances actuelles, nous devons chacun fixer nos priorités cette semaine. Quelles seront-elles ?

Avons-nous peut-être pris Notre Seigneur pour acquis ?

Nous savons que la Semaine Sainte est la semaine la plus importante pour nous en tant que catholiques, et pourtant nous nous retrouvons, en un sens, chassés, comme les pénitents publics de l'église primitive, qui devaient faire pénitence en public pour leurs péchés pendant le Carême pour mériter d'être réadmis dans l'église.

Est-ce un message que nous comprenons ?

C'est en effet un moment de deuil. C'est le temps de la vraie Pénitence. Nos péchés ont causé les blessures du Christ. Nos péchés l'ont cloué sur la croix.

Nos péchés sont la cause de la mort, de la destruction et de la pandémie.

Nous devons, comme l'exhorte saint Ignace de Loyola, nous efforcer de devenir tristes et de nous lamenter parce que le Christ va vers Sa mort. Il se cache, il cache sa divinité, ne désirant que souffrir pour expier chacun des péchés que vous et moi avons commis. C'est le moment de faire un examen de conscience, c'est le moment de se poser la question : Si le Christ est mort pour moi, que vais-je faire pour le Christ ?

Je voudrais vous faire part d'un acte de contrition qu'une de nos paroissiennes m'a montré il ya quelques mois. J'ai été très ému par cette prière, car je ne l'avais jamais entendue auparavant. Je l'ai trouvé si belle que je voulais la partager avec vous. Je pense que vous pourriez en tirer profit alors que vous cherchez cette semaine à réfléchir sur votre vie pour vous amener à une véritable contrition et à une repentance renouvelée. Voici la prière :

Pardonnez-moi, Seigneur,
pardonnez mes péchés :

les péchés de ma jeunesse,
les péchés de mon âge;

les péchés de mon âme,
les péchés de mon corps ;

mes péchés d'oisiveté,
mes graves péchés volontaires ;

les péchés que je connais,
les péchés que je ne connais pas ;

les péchés que j'ai cachés pendant si longtemps,
et qui sont maintenant cachés à ma mémoire!

Je suis vraiment désolé pour chaque péché, mortel et véniel,
pour tous les péchés de mon enfance jusqu'à l'heure actuelle.

Je sais que mes péchés ont blessé votre Cœur si tendre !

Ô mon Sauveur, laissez-moi être libéré des liens du mal
par la Passion douloureuse de mon Rédempteur.

Pardonnez-moi, Seigneur, car j'ai péché. 

Ainsi soit-il

Un message de l'abbé Deprey

Le cardinal Sarah sur l’appréciation des bienfaits reçus

Mes chers paroissiens,

Ce n’est pas trop de dire que cette semaine a été très étrange pour nous.  Malgré son étrangeté, la vie continue à la paroisse.   Les prêtres prient ensemble leur bréviaire du matin, suivi de la méditation matinale.  Nous célébrons chacun nos messes quotidiennes.  Les fidèles continuent de nous contacter pour arranger un temps pour les confessions.  L’après-midi, nous prions le chapelet en commun.  Et nous continuons à préparer nos sermons pour les dimanches et les fêtes.  Alors que je vous écris, l’abbé Debow travaille présentement sur son sermon pour  le dimanche de la Passion.    Nous travaillons également à filmer et à télécharger les messes et les chapelets et nous expérimentons l’amélioration de la qualité sonore.  La réponse à cette initiative a été très encourageante.   Je sais que j’avais initialement demandé qu’on fasse un jeûne technologique pour Carême; mais étant donné les circonstances actuelles, profitons de ce qu’elle a à nous offrir pour la vie spirituelle.  Mais ne soyons pas trop coller à l’écran.   Il est important que tout le monde sorte de la maison, que vous alliez vous promener et que vous vous occupiez de projets autour de la maison.   On pourrait probablement consacrer un peu de temps à faire le nettoyage annuel qu’on fait d’habitude au printemps.  Ça nous aidera à ne pas devenir névrosés.

Nous avons reçu de nombreux appels téléphoniques de personnes demandant à se confesser et nous avons fait de notre mieux pour offrir ce sacrement dans un environnement sûr.   Nous disposons de deux endroits dans les salles de catéchisme de la salle paroissiale, qui sont moins confinées qu’un confessionnal ordinaire et qui peuvent être plus facilement nettoyées et aérées tout en offrant suffisamment d’intimité.  Vous serez heureux d’apprendre que, même si vous devez prendre rendez-vous (pour éviter d’avoir trop de monde à la fois), nous avons des prie-Dieu avec écran pour que vous puissiez rester anonyme.   D’autres préfèrent se confesser simplement à l’extérieur, sur le perron en arrière de la salle, ou en faisant une promenade avec le prêtre dans le quartier.   N’hésitez pas à nous contacter pour un rendez-vous.

Avec l’aide de trois bénévoles, nous avons réussi à faire repasser tous les voiles pour le dimanche de la Passion et à couvrir toutes les statues.   Même si vous ne pouvez pas être avec nous, nous pensons qu’il est important que les coutumes liturgiques continuent.  Si vous ne l’avez pas fait chez vous, je vous encourage à trouver des moyens de couvrir au moins vos principales images sacrées, dans un esprit de pénitence.

Pourquoi couvrons-nous nos images sacrées le dimanche de la Passion ?

Il y a un vieil adage qui dit essentiellement que nous ne connaissons pas la valeur d’une chose qu’en la perdant.   C’est lorsqu’on nous les enlève que nous voyons à quel point elles étaient importantes et à quel point nous en dépendions.

C’est tellement vrai !

J’y réfléchis depuis que les restrictions sur les rassemblements ont commencé à avoir lieu avec cette crise du virus.  Et maintenant, avec la fermeture de l’église, encore plus.

Je crois que Dieu essaie de nous dire quelque chose.

Que nous l’avons si souvent pris pour acquis.   Peut-être, comme un bon père qui a besoin de donner une leçon de gratitude à son enfant, notre Père célèste a décidé de nous retirer sa main consolante pour un temps, afin que nous appréciions mieux tout ce qu’il fournit à des enfants ingrats.

Nous avons tellement envie d’assister au Saint Sacrifice de la Messe et de recevoir la Sainte Communion.   Entendre la chorale et sentir l’encens.  De voir la sainte liturgie dans toute sa splendeur.   De voir nos garçons servir la messe.   De rencontrers nos amis après la messe.   Mais les circonstances actuelles nous empêchent de le faire.

Mais n’oubliez pas que cette privation du bien est une occasion de redoubler notre sens d’appréciation.  Trop souvent, nous “recevons” les sacrements mais oublions de remercier le Seigneur pour le don reçu.

En ce temps de privation, ce n’est pas suffisant de simplement demander au Seigneur d’enlever les restrictions actuelles dans vos prières.   Non.  C’est plutôt un moment propice de Le remercier pour tout ce que vous avez reçu de Lui.   De le remercier grandement pour le don gratuit de Lui-même dans la Sainte Eucharistie.   De demander pardon pour toutes les fois que vous ne l’aviez même pas remercier.

Combien de saintes communions avez-vous reçues dans votre vie ?   Pouvez-vous les compter?   Pensez au fil des années au nombre de fois où vous avez reçu Notre Seigneur, au nombre de messes auxquelles vous avez assisté.  Avec toutes ces saintes communions, nous devrions tous être déjà des saints.  La réalité est que la plupart d’entre nous ne le sont pas.

Et pourquoi ?

Nous manquons les dispositions.   Et l’une d’entre elles est liée à la gratitude.   N’approchons plus la confession et la communion comme une “porte tournante”.    Et surtout, ne réduisons pas la Sainte Eucharistie à un simple “droit”.   Ce n’est pas un “droit” mais plutôt un privilège.   Un don gratuit de Dieu.

Nous ne méritons pas ce don inouï de Dieu.

Le cardinal Robert Sarah, dans son récent livre écrit en collaboration avec le pape émérite Benoît XVI intitulé “Des profondeurs de nos cœurs”, fait référence à cet aspect.  Dans un chapitre il parle de l’erreur qui consiste à ordonner des hommes mariés à la prêtrise en Amazonie sous prétexte que les gens ont un “droit” à l’Eucharistie.   Réfléchissant sur ce concept de la réduction de l’Eucharistie à un “droit”, il dit avec audace :

Le sacerdoce est un don qui se reçoit comme est reçue l’Incarnation du Verbe.  Il n’est ni un droit ni une obligation.  Une communauté qui serait formée dans l’ídée d’un « droit à l’Eucharistie » ne serait plus disciple du Christ.  Comme son nom l’indique, l’Eucharistie est action de grâce, don gratuit, présent miséricordieux.  La présence eucharistique se reçoit avec émerveillement et joie comme un don immérité.  Le fidèle qui la réclame comme un dû montre qu’il n’est pas capable de la comprendre. 

(Des profondeurs de nos cœurs, chap. 2, p. 91, Librairie Arthème Fayard, 2020)

Quelle déclaration !

Avons-nous peut-être réduit la réception des sacrements, du moins dans nos perceptions, comme un simple droit, surtout maintenant ?  Avons-nous peut-être perdu notre sens d’émerveillement et d’appréciation du don de Dieu ?   Avons-nous oublié qu’en fin de compte, nous ne la méritons pas ?

Mes chers paroissiens, ce n’est pas le moment d’organiser des rassemblements de protestation ou des pétitions ou d’envoyer des lettres amères à notre archevêque, à vos prêtres ou à nos supérieurs.  Qu’est-ce que cela accomplira pour les dispositions de votre âme ?

C’est plutôt le moment d’être reconnaissants des bienfaits reçus.   Parce que Dieu a été si bon envers vous.  Et maintenant il nous punit.

Qu’allez-vous Lui donner en retour pour ce don de la croix pendant le Carême ?  Allez-vous laisser le Seigneur vous former aux vertus de patience et de réparation par cette croix, ou allez-vous cultiver l’amertume ?

À vous de choisir.

Notre Seigneur nous dit :

Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. (Matthieu 16 :24)

Et saint Paul nous dit :

Nous savons d’ailleurs que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son éternel dessein. (Romains 8, 28)

En fin de compte, le Seigneur nous appel a avoir confiance en Lui.   Et n’oubliez pas ce que Notre Seigneur a dit :

Car où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux. (Matthieu 18, 20)

Notre Seigneur ne vous a pas abandonné.  Si vous priez le rosaire en famille, Il sera là au milieu de vous.

Continuez à prier, faites une communion spirituelle quotidienne, et vous traverserez cette tempête dans la paix.

Vous trouverez ci-dessous une prière pour la communion spirituelle.

Nous prions tous pour vous !  Nous allons passer à travers cette épreuve ensemble – n’ayez pas peur !  Et merci d’avance pour vos prières — nous en avons besoin !

In Christo,
Abbé Erik Deprey, FSSP
Curé

COMMUNION SPIRITUELLE

Mon Jésus, je crois à votre présence dans le Très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon coeur : venez-y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m’unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous. Ainsi soit-il !

Indulgence plénière "Urbi et Orbi"

Réflexion en ce temps de la Covid-19–#4, 26 mars 2020 de Monseigneur Prendergast, s.j.:

Chers frères et sœurs,

Je veux vous faire part aujourd’hui de la possibilité de partager une Indulgence Plénière en priant pour ceux qui souffrent de COVID-19, le nouveau virus corona, et d’une bénédiction spéciale “Urbi et Orbi” (à la Ville [de Rome] et au monde) que le Pape François donnera demain, le 27 mars 2020.

Indulgences plénières

Selon le Catéchisme de l’Église catholique, une indulgence est “une remise devant Dieu du châtiment temporel dû aux péchés dont la culpabilité a déjà été pardonnée”. L’indulgence est une pratique ancienne de prière et de pénitence pour la remise de la peine temporelle qui est due à une personne pour des péchés qui ont été pardonnés. Dans l’enseignement catholique, une personne peut s’appuyer sur les mérites de Jésus et des saints pour réclamer l’indulgence pour elle-même ou l’offrir au nom d’une personne décédée.

En cette période difficile où le monde entier est préoccupé par la lutte contre le Virus Corona, le Saint-Siège a proposé en début de semaine d’inviter les catholiques du monde entier à participer à une aide spirituelle à ceux qui servent sur les lignes de front de la pandémie COVID-19. Le Pénitencier Apostolique a accordé de nouvelles indulgences plénières spéciales aux fidèles.

Le décret stipule : “Afin que tous ceux qui souffrent à cause de COVID-19, précisément dans le mystère de cette souffrance, puissent redécouvrir “la même souffrance rédemptrice du Christ”, cette Pénitencerie Apostolique… se confiant dans la parole du Christ Seigneur et considérant avec un esprit de foi l’épidémie en cours, à vivre dans un esprit de conversion personnelle, accorde le don des Indulgences selon la disposition suivante”.

Le décret poursuit : “Le don d’indulgences spéciales est accordé aux fidèles souffrant de la maladie COVID-19, communément appelée Corona Virus, ainsi qu’aux travailleurs de la santé, aux membres de la famille et à tous ceux qui, à quelque titre que ce soit, y compris par la prière, s’occupent d’eux.

Elle mentionne spécifiquement “les travailleurs de la santé, les membres de la famille et tous ceux qui, à l’instar du bon Samaritain, s’exposant au risque de contagion, soignent les malades du Virus Corona selon les paroles du divin Rédempteur : “Il n’y a pas de plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis” (Jean 15, 13), obtiendront le même don de l’indulgence plénière dans les mêmes conditions”.

Ainsi, les personnes suivantes peuvent bénéficier de cette indulgence plénière spécialement accordée :

– Les fidèles atteints du coronavirus

– Les travailleurs de la santé (qui aident les personnes atteintes du virus)

– Les membres de la famille et tous ceux qui, à quelque titre que ce soit, y compris par la prière, s’occupent d’eux (c’est-à-dire toute personne qui prie pour les personnes qui souffrent du virus Corona ou qui les aident)

Comment une personne reçoit-elle l’Indulgence plénière ? Vous devez, avec un esprit détaché de tout péché, vous unir spirituellement par le biais des médias à l’une des personnes suivantes

– la célébration de la Sainte Messe ;

– la récitation du Rosaire ;

– une pratique pieuse telle que le Chemin de croix (ou d’autres formes de dévotion) ;

– la récitation du Credo, du Notre Père, et “une pieuse invocation à la Sainte Vierge Marie, offrant cette épreuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers leurs frères et sœurs”.

Vous devez également effectuer toutes les opérations suivantes dès que possible : (considéré comme les trois conditions habituelles pour une indulgence plénière) : Confession sacramentelle; Communion eucharistique; Priez aux intentions du Pape.

Bénédiction Urbi et Orbi pour la Ville et le monde

En réponse à la pandémie actuelle de coronavirus, le pape François a déclaré qu’il donnerait une bénédiction extraordinaire “urbi et orbi” (à la ville et au monde) à 18 heures, heure de Rome, le 27 mars (13 heures, heure avancée de l’Est dans l’est ontarien).

La bénédiction officielle – qui n’est généralement donnée qu’immédiatement après l’élection d’un nouveau pape et à Noël et à Pâques – s’accompagne d’une indulgence plénière pour tous ceux qui suivent par la télévision, l’internet ou la radio, s’excusent de leurs péchés, récitent quelques prières prescrites (voir en haut) et promettent d’aller se confesser et de recevoir l’Eucharistie dès que possible.

Après avoir récité la prière de l’Angélus le 22 mars depuis la bibliothèque du Palais Apostolique, le Pape François a annoncé ses projets pour la bénédiction spéciale qui, a-t-il dit, serait donnée sur une place Saint-Pierre “vide”.  “Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre prière (et) nous adorerons le Saint Sacrement”, a-t-il déclaré. A la fin, je donnerai la bénédiction ‘urbi et orbi’, à laquelle sera liée la possibilité de recevoir une indulgence plénière”.

Le pape François a déclaré : “À la pandémie du virus, nous voulons répondre par l’universalité de la prière, de la compassion et de la tendresse”. “Restons unis. Faisons sentir notre proximité à ceux qui sont seuls et testés”, ainsi qu’aux médecins, aux infirmières, aux autres travailleurs de la santé et aux bénévoles. Il a également exprimé sa préoccupation pour “les autorités qui doivent prendre des mesures fortes pour notre bien” et les policiers et soldats qui maintiennent l’ordre public et font respecter le verrouillage”.

Dieu vous bénisse.

Terrence Prendergast, s.j.
Archbishop of/Archevêque d’Ottawa
Bishop of/Évêque d’Alexandria-Cornwall

HORAIRE DES CONFESSIONS ET MISE À JOUR SUR L'ÉPIDÉMIE COVID-19

D’ici jusqu’au 5 avril, la paroisse Saint-Clément sera ouverte aux fidèles pour les visites au Saint-Sacrement et pour les confessions aux heures révisées indiquées ci-dessous.

Malheureusement, en raison de la déclaration d’état d’urgence de la province de l’Ontario reliée aux préoccupations concernant l’épidémie du virus COVID-19, tous les événements publics, les rassemblements et les messes publiques sont annulés pour des raisons de santé et de sécurité publique jusqu’à nouvel ordre.  Tous les fidèles sont dispensés de l’obligation dominicale jusqu’à nouvel ordre.

Soyez assurés que vos prêtres continueront à offrir leurs messes quotidiennes en privé et que les intentions de messes affichées dans notre feuillet seront remplies.

DANS L’INTÉRÊT DU BIEN COMMUN, SI VOUS ÊTES MALADE D’UNE MANIÈRE OU D’UNE AUTRE, NE VENEZ PAS À L’ÉGLISE.

SI VOUS VENEZ FAIRE UNE VISITE, VEILLEZ À UNE BONNE HYGIÈNE (C’EST-À-DIRE LAVEZ-VOUS LES MAINS, ÉVITEZ DE VOUS SERRER LA MAIN, SI VOUS AVEZ BESOIN D’ÉTERNUER, FAITES-LE DANS UN MOUCHOIR OU DANS LE CREUX DU COUDE).  SI VOUS ÉTERNUER MEME À CAUSE DE VOS ALLERGIES S.V.P. NE VENEZ PAS À L’ÉGLISE.

SI VOUS AVEZ BESOIN DE SOINS SACRAMENTELS D’URGENCE (EXTRÊME-ONCTION / ONCTION DES MALADES), VEUILLEZ LAISSER UN MESSAGE DÉTAILLÉ AU BUREAU DE LA PAROISSE. SI VOUS POUVEZ AIDER AU NETTOYAGE DE L’ÉGLISE, ENVISAGEZ DE VENIR CE SAMEDI MATIN À 9 HEURES POUR DONNER UN COUP DE MAIN.

SOYONS TOUS UNIS DANS LA PRIÈRE POUR QUE NOTRE SEIGNEUR – “LE GRAND MÉDECIN” ET NOTRE MÈRE LA SAINTE VIERGE MARIE, “SANTÉ DES INFIRMES”, NOUS CONDUISENT PACIFIQUEMENT À TRAVERS CETTE ÉPREUVE TROUBLANTE.

MES BÉNÉDICTIONS SACERDOTALES ET MES PRIÈRES POUR VOUS TOUS,
Abbé Erik Deprey, FSSP

HORAIRE RÉVISÉ (pour les visites et les confessions uniquement) :

lundi, mercredi, vendredi :
de 6h00 à 8h30
de 18h00 à 20h30

mardi et jeudi :
de 6h00 à 8h30
de 11h00 à 13h00

les samedis :
de 7h00 à 10h00
de 15h00 à 17h00

le dimanche :
de 7h00 à 12h00
de 18h00 à 20h30

L'histoire de Sainte Corona

 

Il y a une SAINTE CORONA, Sainte patronne contre l’EPIDEMIE !

À Anzù, dans le nord de l’Italie, le centre du coronavirus en Europe, se trouve une basilique où sont conservées les reliques de Saint Victor de Damas et de Sainte-Corona depuis le IXe siècle.

Sainte Corona n’avait que quinze ans lorsqu’elle a professé sa foi chrétienne lors de la persécution de l’empereur romain Marc-Aurèle vers 165.

Corona a été arrêtée et attachée par les pieds à la cime de deux palmiers qui étaient pliés au sol. Lorsque les palmiers ont été relâchés, elle a été déchirée. Selon le Martyrologe romain, cela s’est produit en Syrie.

Deux enquêtes, en 1943 et 1981, ont prouvé que les reliques à Anzù appartiennent bien à un homme et à une femme. Du pollen de cèdre a été trouvé, confirmant une inhumation originale en Syrie puis à Chypre.

Sainte Corona est particulièrement vénérée en Autriche et en Bavière, en tant que sainte patronne des chasseurs de trésors et protectrice contre les épidémies. Sa fête est le 14 mai.

Prière:

Dieu tout-puissant, qui pardonnez les péchés de votre peuple et guérissez toutes ses fautes, vous qui appellez le Seigneur notre guérisseur et qui avez envoyé votre Fils bien-aimé pour porter notre maladie, regardez-nous qui venons humblement devant vous. Nous vous prions en ce temps de peste et de besoin.  Souvenez-vous de l’amour et de la bonté que vous avez toujours montrés à votre peuple en ces temps de tribulations. Tout comme vous avez gracieusement contemplé l’expiation d’Aaron et arrêté la peste qui a éclaté, tout comme vous avez accepté le sacrifice de David et ordonné à l’ange destructeur de retirer sa main, acceptez aujourd’hui encore notre prière et notre sacrifice et montrez-nous votre miséricorde. Gardez cette maladie loin de nous, permettez à ceux qui en sont atteints de guérir, protègez ceux qui en ont été préservés jusqu’à présent par votre bonté, et ne laissez pas la peste se propager davantage.

Sainte Marie, santé des malades, priez pour nous !

Sainte Corona, priez pour nous !

Saint Sébastien, priez pour nous !

Saint Roch, priez pour nous !

Ainsi soit-il !

Décret de l'archevêque: Pour des raisons de santé publique, les messes publiques sont annulées jusqu'au 5 avril

Par le décret de l’archevêque, pour des raisons de santé et de sécurité publiques, tous les événements publics et les messes publiques sont annulés jusqu’au 5 avril (dimanche des Rameaux).  Dans les mots de l’Archevêque:  

« C’est avec regret que nous devons suspendre temporairement toute célébration publique de la messe et des autres rassemblements des catholiques dans l’archidiocèse.  Cette mesure extraordinaire est prise par souci, en particulier pour les personnes les plus vulnérables au coronavirus mortel dans nos familles et dans notre société, et en collaboration avec les personnes responsables de la santé publique dans notre région, notre province et notre pays. »

Une décision sera prise dans les semaines à venir concernant les célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques.  Vous pouvez lire son décret ici:

Décret sur la pandémie COVID-19 002

À Saint Clément, l’église sera ouverte à nos heures habituelles pour la prière privée et les visites au Saint Sacrement ainsi que pour la confession. Cependant, si vous êtes même juste un peu malade restez chez vous s.v.p..

Nous nous rendrons également disponibles pour les visites aux malades en cas d’urgence.

Soyez assurés que les prêtres continueront à offrir leurs messes quotidiennes en privé pour le bien des âmes.

Veuillez vous unir en esprit à nos messes privées avec vos familles en suivant les lectures quotidiennes, par la récitation du Rosaire et en faisant une communion spirituelle.

Vous pouvez être assurés des prières de vos prêtres à Saint-Clément alors que nous faisons face ensemble à cette situation extraordinaire.

Vous trouverez des prières de protection sur notre page d’accueil du site. 

Prions le Rosaire en famille à tous les jours.  Notre Dame va sûrement nous aider si nous l’implorons. 

Prions la prière de St-Bernard aussi à tous les jours:

Souvenez-vous
ô très misécordieuse Vierge Marie,
qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours
à votre protection,
imploré votre assistance
ou réclamé vos suffrages,
ait été abandonné.
Animé de cette confiance,
ô Vierge des vierges, ô ma mère,
je viens vers vous,
et gémissant sous le poids
de mes péchés,
je me prosterne à vos pieds.
O Mère du Verbe incarné,
ne méprisez pas mes prières,
mais écoutez-les favorablement
et daignez les exaucer.

Ainsi soit-il.

Pour garder cette décision difficile en perspective, une situation similaire s’est produite lors de l’épidémie de la grippe espagnole en 1918.  Par exemple, dans la ville de St Louis (Missouri), le commissaire à la santé de la ville a fermé la ville.  Les écoles, les théâtres, les lieux de divertissement et les églises, partout où se rassemblaient des foules importantes, ont été fermés. Cela lui a valu la colère de l’archevêque John Glennon, qui a protesté contre cette décision de l’autorité civile ; cependant, il s’y est conformé rapidement et a suspendu temporairement l’obligation de la messe le dimanche pour tous les catholiques. Les grands magasins du centre-ville, très fréquentés, fonctionnaient à des heures restreintes, et les transports publics étaient également limités. Toutes ces mesures ont fait que la ville de St Louis a connu l’un des taux de grippe les plus faibles de toutes les villes par rapport à sa taille. Sur les 31 500 personnes qui y sont tombées malades, seulement 1 703 sont mortes.  En revanche, la ville de Philadelphie, qui a organisé le défilé pour la Saint-Patrick pour soutenir l’effort de guerre –  ignorant les avertissements – a connu l’un des plus grands bilans de la grippe espagnole, avec plus de 16 000 morts et 500 000 personnes malades.

La décision de l’archevêque n’a pas été prise à la légère.   Il est vraiment inquiet pour nous.  Il a beaucoup apprécié sa récente visite dans notre paroisse, où il a confirmé 44 âmes par une belle messe pontificale.  Alors que nous poursuivons nos observances du Carême, c’est une croix supplémentaire pour nous, pour en être sûrs.   En tant que votre curé, je vous demande de l’accepter dans un esprit de pénitence.  En même temps, je rappelle à tous l’importance de sanctifier surtout le dimanche par la prière familiale, le Rosaire, et en lisant les lectures dominicales de votre missel à la maison, suivie d’un acte de Communion Spirituelle.   Les prières pour la communion spirituelle se trouvent dans les documents mis sur la page d’accueil sur notre site web.   J’ai également quelques prières quotidiennes pour la protection invoquant le Sang Précieux de Jésus. 

Prions pour que cette situation extraordinaire soit de courte durée, afin que nous puissions nous rassembler à nouveau en tant que communauté paroissiale très bientôt.

Vous pourrez trouver de plus amples renseignements sur la grippe espagnole au Québec ici :

https://www.ledroit.com/actualites/sante/il-y-a-100-ans-la-grippe-espagnole-une-tueuse-sur-quebec-03264788a1b9a9002c3ecd20980edd85

Les messes ce dimanche annulées

En raison de la situation actuelle du Coronavirus, les messes dominicales sont annulées aujourd’hui. L’église reste cependant ouverte pour les visites au Saint-Sacrement, qui sera exposé jusqu’à 13h00.  Cependant, les messes pendant la semaine se poursuivront comme d’habitude.

Après un temps de discernement concernant la santé et la sécurité des fidèles de l’archidiocèse, Mgr Prendergast a décidé d’annuler toutes les messes dominicales du15 mars dans l’Archidiocèse d’Ottawa et d’Alexandria-Cornwall. Cela signifie que vous êtes tous dispensés de votre obligation dominicale et qu’il vous est demandé de rester chez vous pour le bien commun.  Toutefois, les messes en semaine peuvent continuer comme d’habitude (pour le moment), car ces rassemblements sont normalement beaucoup plus petits.  De plus amples informations seront fournies de la chancellerie par une lettre plus tard aujourd’hui.  Veuillez consulter notre site web pour une mise à jour.  Veuillez aussi partager ce message avec vos contacts.

Pour garder cela en perspective, une situation similaire s’est produite lors de l’épidémie de la grippe espagnole en 1918.  Par exemple, dans la ville de St Louis (Missouri), le commissaire à la santé de la ville a fermé la ville.  Les écoles, les théâtres, les lieux de divertissement et les églises, partout où se rassemblaient des foules importantes, ont été fermés. Cela lui a valu la colère de l’archevêque John Glennon, qui a protesté contre cette décision de l’autorité civile ; cependant, il s’y est conformé rapidement et a suspendu temporairement l’obligation de la messe le dimanche pour tous les catholiques. Les grands magasins du centre-ville, très fréquentés, fonctionnaient à des heures restreintes, et les transports publics étaient également limités. Toutes ces mesures ont fait que la ville de St Louis a connu l’un des taux de grippe les plus faibles de toutes les villes par rapport à sa taille. Sur les 31 500 personnes qui y sont tombées malades, seulement 1 703 sont mortes.  En revanche, la ville de Philadelphie, qui a organisé le défilé pour la Saint-Patrick pour soutenir l’effort de guerre –  ignorant les avertissements – a connu l’un des plus grands bilans de la grippe espagnole, avec plus de 16 000 morts et 500 000 personnes malades.

La décision de l’archevêque n’a pas été prise à la légère.   Il est vraiment inquiet pour nous.  Il a beaucoup apprécié sa récente visite dans notre paroisse, où il a confirmé 44 âmes par une belle messe pontificale.  Alors que nous poursuivons nos observances du Carême, c’est une croix supplémentaire pour nous, pour en être sûrs.   En tant que votre curé, je vous demande de l’accepter dans un esprit de pénitence.  En même temps, je rappelle à tous l’importance de sanctifier le dimanche par la prière familiale, le Rosaire, et en lisant les lectures dominicales de votre missel à la maison, suivie d’un acte de Communion Spirituelle.   Les prières pour la communion spirituelle se trouvent dans les documents mis sur la page d’accueil sur notre site web.   J’ai également quelques prières quotidiennes pour la protection invoquant le Sang Précieux de Jésus.  Vos prêtres célébrerons la messe en privée aujourd’hui, donc le Saint Sacrifice sera toujours offert à vos intentions.  L’église sera ouverte aussi pour des visites au Saint Sacrament entre 7h00 et 13h00 aujourd’hui.

Prions pour que cette situation extraordinaire soit de courte durée, afin que nous puissions nous rassembler à nouveau en tant que communauté paroissiale très bientôt.

Vous pourrez trouver de plus amples renseignements sur la grippe espagnole au Québec ici :

https://www.ledroit.com/actualites/sante/il-y-a-100-ans-la-grippe-espagnole-une-tueuse-sur-quebec-03264788a1b9a9002c3ecd20980edd85

Que devrais-je faire?

Mes chers paroissiens,

Que devons-nous donc penser de notre crise actuelle ? Le monde entier tente de lutter contre un virus, l’une des plus petites créatures sur la planète Terre, qui ne peut être vue par l’œil humain. Pourtant, cette minuscule créature a tellement de pouvoir ! Elle nous rappelle que la vie humaine est fragile et qu’il faut établir nos priorités. Car, d’une manière ou d’une autre, nous allons tous mourir, et pour certains d’entre nous, ce sera peut-être très bientôt.

Qu’est-ce que nous mettons en priorité dans notre vie ? Qu’avons-nous fait de notre vie ? Où allons-nous ? Que nous réserve l’avenir ?

Je voudrais vous rappeler que Dieu vous a créé pour vivre dans le contexte de cette époque, et non pas dans une autre. Il a créé votre âme à partir de rien et vous a placé dans l’époque qu’il a voulue. Cela signifie que vous pouvez être sûr que vous avez toutes les grâces à votre disposition pour traverser la tempête. Vous n’étiez pas censé vivre à l’époque idyllique de la chrétienté médiévale, lorsque la culture catholique était très répandue. Vous êtiez créé pour vivre maintenant. C’est votre appel : servir le Christ et son Église ici et maintenant, dans le contexte d’une société laïque qui recherche le bonheur dans toutes sortes de choses passagères, et qui panique sur sa santé physique tout en ignorant totalement sa santé spirituelle.

Mais vous serez une lumière dans le monde. Vous ferez partie de la solution. Vous êtes les survivants du peuple de Dieu dans un monde hostile, un peuple qui sera sanctifié par ces mêmes circonstances et ces croix. Votre but se trouve dans votre capacité à gérer ces circonstances d’une manière chrétienne.

Je vous invite à penser moins à vous-mêmes et plus à votre prochain. Oui, on nous demande de pratiquer “la distanciation sociale” afin d’arrêter la propagation de ce virus. Je comprends cela. Mais nous sommes aussi appelés à aimer notre prochain comme nous-mêmes. De garders nos liens de communication.  Nous sommes appelés à partager, et non à accumuler du papier toilette.

Connaissez-vous quelqu’un qui vit seul ? Connaissez-vous des personnes qui pourraient avoir besoin d’aide pour faire leurs courses ? Connaissez-vous quelqu’un qui se sent probablement seul et qui a hâte de vous entendre au téléphone ? Vous souvenez-vous des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles que nous sommes tous appelés à vivre ?

Les œuvres de miséricorde corporelles sont :

Nourrir les affamés.

Donner de l’eau à celui qui a soif.

Vêtir ceux qui sont nus.

Abriter les sans-abri.

Rendre visite aux malades.

Rendre visite aux prisonniers, ou demander une rançon pour les captifs

Enterrer les morts.

Les œuvres spirituelles de la miséricorde sont :

Instruire les ignorants.

Conseiller les douteux.

Avertir les pécheurs.

Supporter patiemment ceux qui nous font du tort.

Pardonner les offenses.

Réconforter les affligés.

Prier pour les vivants et les morts.

Quand nous donnons, nous n’aidons pas seulement les autres à être heureux, mais nous obtenons aussi un peu de joie. Pensez-y cette semaine.

Que Dieu vous bénisse,

Abbé Erik Deprey, FSSP
Paroisse St. Clément

Mission paroissiale du 22 au 26 mars: "Practicing for Heaven” par Fr. Sean Kopczynski, missionnaire de St. John the Baptist (MSJB)

Commence par la messe du dimanche 22 mars et se poursuit les soirs du lundi 22 au jeudi 26 mars à 19h30 (en anglais).

Dimanche: 8h30 / 10h30 / 18h30 Sermon pour débuter la mission à toutes les messes;

Du lundi au jeudi: 18h30 Messe suivie par la conférence  à 19h30 dans l’église (Confessions avant et après).

*Séances de catéchisme les matins avec le père Kopcynski – Fr. Kopczynski donnera des séances de catéchisme (pour tous les âges) du 23 au 26 mars: messe à 9h00, suivie par une présentation dans la salle paroissiale.

Un message de M. le Curé

Chers paroissiens,

Je profite de l’occasion pour remercier les conseils paroissial et financier ainsi que les bénévoles qui ont participé à l’acquisition de l’ancien édifice de la Maison nationale de la prière et à l’élaboration de nos plans de rénovation de l’édifice pour notre salle paroissiale. Cela fait trois mois que nous en avons pris possession et que nous en profitons déjà pour y prendre le café du dimanche, y donner des cours de catéchisme et y tenir des réunions de divers groupes paroissiaux.

Je pense qu’il est important de vous mettre au courant de l’avancement de ce grand projet pour notre paroisse.

Avant de faire toute sorte de restauration d’un bâtiment existant, nous avons dû obtenir des « dessins des ouvrages finis », qui sont des plans précis de la structure existante.  Avec ces « dessins des ouvrages finis », nous avons envisagé plusieurs nouvelles options de plans d’étage en tenant compte de l’accès universel, du patrimoine, des exigences du Code du bâtiment de l’Ontario et des règlements de la Ville d’Ottawa.  Nous attendons un rapport d’un ingénieur en structure qui nous informera des renforcements qui seront probablement nécessaires à l’édifice avant d’aller de l’avant avec une proposition de plan d’étage. Nous avons obtenu des propositions pour la préparation d’une conception détaillée de trois cabinets d’architectes recommandés par l’Archidiocèse. Comme il faudra probablement beaucoup de temps pour la production d’un ensemble complet de dessins et pour des approbations par la Ville d’Ottawa, nous prévoyons, dans un premier temps, construire une rampe du côté est de l’église pour permettre à tous les paroissiens d’accéder à l’édifice d’ici le début du printemps.

De plus, nous avons fait une demande d’exemption de taxes municipales auprès de la Ville d’Ottawa, parce que notre utilisation de l’édifice est un prolongement des services fournis par la paroisse. Une réponse positive est attendue au début de l’année. Aussi, comme la Ville d’Ottawa fait la promotion d’un programme offrant une subvention de 25 000 $ aux propriétaires fonciers qui restaurent des édifices patrimoniaux, nous préparons une demande pour profiter de cette subvention pour 2020.

Entretemps, le conseil paroissial et le conseil financier ont décidé de reporter notre campagne de financement des immobilisations jusqu’à ce que nous ayons des plans détaillés à vous présenter à des fins d’examen et de commentaires.

Je vous remercie de votre patience et je vous souhaite une bonne et sainte année, et le paradis à la fin de vos jours !

In Christo Jesu,
Abbé Erik Deprey, FSSP
Curé

Épiphanie: le lundi 6 janvier

Grande-Messe à 19h30

Article de Dom Pius Parsch :

La liturgie atteint le deuxième sommet du cycle de Noël, dans la fête de l'Épiphanie. Noël est la fête intime, la fête de famille des chrétiens, l'Épiphanie est la fête mondiale de l'Église catholique. La pensée de la fête, comme nous l'avons déjà dit, est moins un événement de l'enfance de Jésus que la manifestation du Fils de Dieu au monde. Cette pensée est illustrée par trois images tirées de la vie de Notre Seigneur : l'adoration des Mages, le Baptême de Jésus et son premier miracle aux noces de Cana. Alors que les chrétiens orientaux mettent au premier plan la seconde image et appellent cette fête, la fête du Jourdain, l'Église Occidentale préfère la première image, l'adoration des Mages et appelle volontiers cette fête, la fête des Rois.

Sess

La seconde manière de voir se rattache à l'usage des noces en Orient. Ces noces revêtaient une solennité extraordinaire et duraient plusieurs jours, si bien que les Orientaux se représentaient la vie heureuse sous l'aspect des noces. L'image des noces est une vraie image biblique, c'est aussi une image liturgique : le Christ vient comme un Époux dans le monde, par la Rédemption. Il célèbre ses noces avec l'Église, l'Eucharistie est son banquet nuptial. Ces deux images s'unissent dans la fête de l'Épiphanie. Le Christ, le divin Roi, fait son entrée dans sa ville et célèbre ses noces avec son Épouse l'Église ; quant à nous, les enfants de Dieu, nous sommes invités à prendre part au festin nuptial.

31 Décembre:
le 31 décembre (Salut du Saint Sacrement) ::
23h00 Exposition à 23h00 avec Bénédiction à Minuit.

1e Janvier – Messes:
8h30 Messe Basse
10h30 Messe Chantée
(*à notez: Il n'y aura pas de messe à 18h30.